WC // Anthropologie

Les WC // Espaces de contradiction

En moyenne, une personne passe 3 ans de sa vie aux toilettes, et rend visite à ce lieu 2500 fois par an, soit 6 à 8 fois par jour. Autant dire combien cet espace nous est important. Au travers de cette présentation, nous allons tout d'abord établir l'historique de cet espace, en exposant son évolution au cours du temps. Puis nous parlerons des différents types de toilettes, comme le WC dans le contexte urbain, le WC dans les lieux publics et le WC dans l'habitat. Enfin, dans un contexte actuel, nous évoquerons son lien avec l'écologie et ses formes différentes dans les pays du monde entier.

 

HISTOIRES :

Qu’est-ce que les toilettes ?

Définition : (le petit Larousse 2003) Toilette - action de nettoyer quelque chose, d’en rafraichir l’aspect. // Sanitaire - relatif à la conservation de la santé collective // Relatif aux installations et appareils destinés aux soins de propreté et d’hygiène.

Au début l’homme est solitaire, ou regroupé par petit groupe famille ou tribu. Il est surtout nomade. Il effectue ses besoins derrière un buisson, où il veut, puis continue sa route. Les toilettes apparaissent avec la vie en société et la sédentarisation. Il ne peut plus faire ses besoins n’importe où. Ces regroupements vont se mètrent à définir des zones. Mais très vite des problèmes vont se poser : de problèmes d’odeurs, de maladies. Et très vite se pose la question de l‘évacuation des déchets. On voit apparaître des systèmes de canalisation. On en a retrouvé sous des bancs en pierre munis de trou en Grèce et en Egypte. Vers 1700 avant JC, on constate l’existence de 4 système de drainage se déversant dans de grand égout en pierre, dans le palais de Cnossos du roi Minos sur l’île de crête. A Jérusalem au alentour de l’an 0, l’évacuation des déchets s’effectuait par un réseau d’égouts et de tuyaux. Les égouts étaient vidés à la « porte des excréments ». A Rome l’emploi d’égout apparaît vers le VIIème siècle avant JC. Rome va apporter la gestion des eaux usées partout dans son empire. Il y a alors une amélioration significative de l’hygiène.

Moïse : « tu auras un lieu hors du camp, et c’est là dehors que tu iras. Tu auras parmi ton bagage un instrument, dont tu te serviras pour faire un creux et recouvrir tes excréments, quand tu voudras aller dehors » Deutéronome 23 : 13-14. Avec la chute de l’empire romain dû à l’invasion des barbares ce savoir se perd et l’hygiène diminue. Au moyen âge, dans les zones rurales, les besoins se font à l’extérieur des maisons. On installait les sanitaires au dessus d’un puits. Dans les villes on voit apparaître les pots de chambre et chaise percée. Les excréments était évacué dans le caniveau souvent directement depuis la fenêtre. Il n’accordait que peu d’importance à l’évacuation des déchets. Les égouts suintent à ciel ouvert. Il y a des tas d’excréments un peu partout. Les rivières sont si gorgées que l’eau stagne et croupie. La peste ravage la ville. Vers la fin du moyen âge, des scientifiques mettent en évidence les relations entre maladie et mauvaises conditions sanitaires. On interdit les fosses à ciel ouvert et l’on redécouvre la chasse d’eau et les systèmes de canalisation.

En Angleterre, en 1596, sir John Harrington, le filleul de la reine Elisabeth Ier, installe un système de toilettes avec un réservoir pour la chasse d’eau. La reine arrête suite à de nombreuse moquerie. Ce qui montre le difficulté d’acceptation de ce nouveau procédé. Quelques années plus tard en 1775, les toilettes à chasse d’eau réapparaissent avec Alexander Cummings. Il y a rajoute un système de canalisation en forme de S couché. Il s’agit d’un type de siphon. Il évite les problèmes d’odeurs. A partir de cette époque, l’objet se développe par la création sans cesse de nouvelles inventions.

A l’ère victorienne, il y a toujours en place un système de classe. Les classes s’emparent des toilettes et de l’hygiène en générale comme moyen de différenciation. Les sanitaires deviennent un lieu de démonstration publique de raffinement, de supériorité, un « temple de l’intimité ». La morale veut que l’on ne mentionne plus que l’on va aux toilettes. On rend l’acte sans odeur, anonyme, discret. On se cache derrière une porte fermée. On fait disparaître l’acte. Avec la révolution industrielle, la hiérarchie diminue où tout du moins change de rapport. On passe de la honte et la gêne à un dégout profond presque viscéral. Ce dégout est d’autant plus fort qu’il est conditionné dès l’enfance. La propreté est transmise par l’hygiène mais aussi la morale. Sigmund Freud parle de stade anal : la libido se focalise sur les sphincters et leurs fonctionnements. Les enfants apprennent le contrôle de leurs besoins corporels. Lorsqu’il y arrive la société leur renvoie un sentiment d’accomplissement et d’indépendance.

LES TOILETTES DANS LA VILLE :

Loin de l’image des latrines romaines, lieu social d’échange et de partage, les toilettes publiques sont devenues des bunkers fonctionnels à l’épreuve du son, des odeurs et du vandalisme. Ces unités situées sur les trottoirs rendent publique une action de l’intime. Ils sont généralement mixtes (sauf le cas particulier des urinoirs). Ce sont souvent des lieux sales et dégradés, plus ou moins selon leur situation, qu’elles soient payantes ou non. Ces deux problématiques ont poussés des villes à faire appel à des designers pour repenser leurs toilettes publiques avec l’idée qu’une esthétique particulière découragera le vandalisme. Ces cas particulier permettent aussi de se questionner sur le comportement humain face à cette action d’uriner « en pleine rue ».

Le premier exemple est l’installation de l’artiste Monica Bonvicini pour la foire Art Basel 35 en Suisse, intitulée «Don’t miss a sec ». Elle consiste en un cube de verre sans tain abritant un WC et un lavabo classiques en acier inoxydable. De l’extérieur, les passant voient uniquement leur reflets et de l’intérieur, l’utilisateur à littéralement l’impression d’uriner en pleine rue. Cette installation questionne directement le malaise, la gêne possible lors de l’utilisation des ces toilettes, car bien qu’elles soient prévues en général assez étanches aux bruits et aux odeurs (uniquement dans le cas des toilette mixtes fermés, les urinoirs étant souvent ouvert sur l’extérieur du fait de leur seul utilisation pour uriner) il n’empêche que ce sont des cabinets directement ouvert sur la rue, sans sas ni rien d’autre qu’une simple porte nous séparant des passants.

Les exemples suivant sont les toilettes Urilift (urinoir pour homme) et Urigienic (toilettes mixtes) développés par la compagnie Urilift International BV. Ce sont des toilettes simples en inox pour la résistance et pour faciliter le nettoyage, qui peuvent descendre dans le sol grâce à un système hydraulique. Ils ont été conçus afin de réduire la problématique du nombre de toilette public notamment la nuit (dans des villes ayant une vie nocturne très active). Ils se fondent dans le trottoir la journée et réapparaissent la nuit pour répondre aux besoins des passants et éviter que les rues ne se transforment en urinoirs à ciel ouvert. Leur apparition ponctuelle permet aussi de diminuer les risques de vandalisme diurne.

Le troisième exemple est une valorisation de toilettes publiques en créant alors des sortes de magasins. C’est le cas de WC1 situé à Londres, plus que de simple WC, se sont de véritables cabinets de toilette proposant aux clientes une « powder room » pour se repoudrer le nez. Ce type de toilettes s’adresse ici plutôt à une clientèle aisée plutôt attachée aux conventions sociales (il n’est pas très « noble » d’utiliser des toilettes publiques). Par un décor très « fille » tout en blanc et en rose, tout en fleur, ces lieux « masquent » l’action naturelle qui se tient derrière ces portes. Les toilettes publiques deviennent alors une expérience à part.

Ce sont alors tant de moyens mis en place afin de répondre à l’un des plus simples besoin de l’homme.

LES TOILETTES DANS LES LIEUX PUBLICS :  

Avant tout il faut dire que dans les lieux publics les toilettes ont genre. Il y a celui des hommes et celui des femmes. Ils sont séparés. Ce n’est pas le cas du domestique et pas toujours le cas des toilettes urbain. Est-ce parce qu’il s’agit là de lieu de représentation, de séduction ? Ou est-ce liée à la sexualité et à l’image que l’on a du corps de l’autre sexe ?

Dans les hôtels et les restaurants les toilettes sont à l’image soit de la clientèle, soit de l’ambiance du lieu. Ils répondent aussi mal gré tout à des contraintes de réglementation. Les variations de ses lieux se font principalement sur l’ambiance. Par exemple le restaurant londoniens Les trois garçons propose des toilettes rococo à la française. Ici l’ambiance est calquée sur celle proposé par le restaurant. Les toilettes de l’agence de conseil en commerce électronique Valtech, proposent une ambiance totalement différente de son univers. Les parois sont recouvertes de paysage allant de l’océan à la montagne.

Parmi les autres traitement accordé à se lieu il y a les jeux sur le regard. Les toilettes sont un endroit d’intimité à l’abri des regards, tabou. Certain décorateur aime en jouer. C’est le cas dans l’hôtel Sofitel de Queenstown en Nouvelle-Zélande ou des photographies de femmes sont placé au dessus de l’urinoir. Elles font mine d’observé se qui s’y passe et de commenter les attribues qu’elle voit. Dans le Blue Heaven Radisson SAS Hotel à Fransfort en Allemagne les parois sont recouvertes de silhouette d’homme ou de femme nu. Il joue sur la sensualité d’un lieu qui en paraît d’épouvue. Il y ceux qui comme le Jo Shmo’s restaurant joue sur l’absence de séparation visuel entre les lavabos des femmes et ceux des hommes. Et enfin il y a ceux ou il est possible de voir la salle. Cette dernière solution est plus souvent utilisé dans les boites de nuits.

Dans un grand nombre de lieu à forte fréquentation les toilettes sont organisés en batterie. Cette organisation provoque une dépersonnalisation du lieu, il n’appartient à personne et à tout le monde. L’acte est traité comme un mécanisme.  C’est le cas des stations service, aéroport… La discothèque Spazio A4 a également fait ce choix qu’elle assume en l’accentuant par l’utilisation de miroir. Chez les hommes des murs d’eau remplace les urinoirs en batterie dans un grand nombre de commerce. Certain vont même jusqu'à en jouer : un mur à été créé de manière à changer de couleur en fonction de la chaleur. L’acte devient peinture, dans d’autre cas il devient jeux comme avec une cage de but ou une guitare électrique.

D’autres toilettes situés dans les commerces vont jouer sur l’expérience la perte de repère. Par exemple le restaurant Tamand Gang cherche à provoqué une perte de repère par la création de stalactite et stalagmite. C’est perte de repère est intéressante car elle perturbe l’utilisateur dans ces habitudes et l’oblige à repenser des actions automatiques. Le restaurant Ten & Chi à Tokyo, joue la carte de l’expérience. Les urinoirs se mets en mouvement. Une figurine géante sort d’un placard avec le papier toilettes à la mains. Les toilettes sont un lieu d’expression. Les utilisateurs y laisse différents messages allant de la proposition de rencontre, au poème, en passant par le dessin humoristique, la politique. Il n’y a plus aucun tabou. Faut-il aller jusqu'à considérer le toilette comme un lieu d’extrême liberté ?

LES TOILETTES DANS L’HABITAT :

Le WC représente dans nos habitations, un élément indispensable. Auparavant exclu de nos intérieurs, il prend aujourd'hui sa place, une position et des dimensions dans un plan d'aménagement à ne pas négliger. Cohabitant dans la salle de bain, ou détaché, dans le milieu domestique, cet espace est un lieu plein de contradiction. Sa position dans l'habitat a évolué, on lui accorde plus d'importance. La situation est donc totalement différente dans le cas où il prend place dans une salle de bain, le rapport au corps est différent que dans un toilette indépendant. En effet, le toilette  indépendant est souvent comme un couloir avec une seule issue, fermée d'une porte. Le rapport du corps à cette espace clos et restreint est donc totalement différent dans le cas où le WC est placé entre la douche, le bidet et le lavabo ! Le tout en un, se faire tremper les pieds, assis sur le trône tout en se brossant les dents est désormais possible ! A moins d'avoir une vaste salle de bain, avec un muret recréant un espace WC plus intime. De plus, dans l'habitat, le WC est un espace que l'on partage avec tous. Un WC minimum par foyer, pouvant créer parfois, des chassés croisés et autres réactions, en cas d'affluence ! Une zone d'attente se forme, et encore plus complexe, quand ce dernier se trouve dans la salle de bain de toute la famille. Bref, une vrai organisation. Les WC de famille, sont de comme des pièces de théâtres, on y apprend à brouiller les pistes, des bruits suspects, de camoufler les odeurs et ainsi, autour de cette pièce, s'instaure toute une industrie du parfum du plus basique au plus High-tech rendant la vie quotidienne, plus agréable. L'hygiène des WC domestiques fait aussi partie d'un réseau de consommation intense en produits ménagers, véhiculés par les spots publicitaires, qui nous présente des WC d'une blancheur resplendissante ! Une utopie a atteindre, un combat incessant pour une ménagère chevronnée ! Heureusement, le WC suspendu se démocratise, et entre dans nos habitats.

La mixité dans le milieu domestique y est monnaie courante, sauf cas rare, avec installation d'urinoir, s'il vous plait, pour les messieurs. Malgré, le combat perdu d'avance entre deux positions primordiales : la lunette des WC levés, et la lunette abaissée. Une mixité a demi-toléré, car il y a donc une contradiction dans l'utilisation de l'objet "toilette". Cette pièce est donc au cœur de la vie domestique. Sa décoration se raffine, décor en bois, papier toilettes à fleur, toilette Starck dernier cri de chez Duravit, bref le design, au service de l'ergonomie et de l'entretien. Chasse d'eau intelligente, auto-wash, bref le WC se modernise, sa forme évolue, cet espace appartient à sa contemporanéité, mais conserve sa fonction répondant à un besoin vital.

LES TOILETTES SECHES :

Les toilettes sèche ont une réputation pleine de cliché. Ils sont perçus comme peu hygiénique, mal odorant, juste bon pour les hippies. Malgré tout aujourd’hui leur utilisation ne cesse d’augmenter. En effet en plus d’être écologique, ils sont très économiques. Ils ne consomment presque pas d’eau. L’odeur se traite facilement par le recouvrement des excréments à l’aide de différentes matières. En terme de design, tout est possible. Il suffit d’un trou et d’un contenant. Il s’agit d’un autre rapport à l’acte. Il se rapproche de l’action en pleine nature mais ne perd pas pour autant la qualité et le confort moderne.

LES TOILETTES DANS LA MONDE :

Chaque pays a sa culture et chaque pays a ses toilettes, les coutumes, habitudes, formes diffèrent toutes les unes des autres et le plus simple des gestes peut alors nécessiter un mode d’emploi des plus déroutant. Bien qu’aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, on retrouve très souvent la classique cuvette à chasse d’eau, de nombreux pays ont conservés leurs coutumes. Les types de toilettes dépendant aussi de l’environnement et des ressources, ainsi en Océanie, l’un des endroits les plus secs de la planète, on trouve encore de nombreuses des toilettes sèches et toutes ont une chasse à double vitesse, en Bolivie, sur l’île d’Incahuasi, on peut trouver des toilettes creusé dans un cactus séché, seul matériaux à disposition. Varient aussi les systèmes d’évacuations, quand nos défections s’évacuent à travers de complexes réseaux de plomberies, celles des indiens Kunas du Panama se déversent directement dans la mer caribéenne à travers un simple trou dans une planche de bois alors qu’au même moment dans certaine région d’Asie on défèque au dessus d’un cours d’eau ou tout simplement, on déplace les toilettes au dessus d’un nouveau trou dans le sol. Même entre les différents pays d’Europe, on peut observer différentes formes et différentes attitudes, en effet on trouve en Allemagne, au Pays-Bas et en Europe de l’Est de toilettes à fond plat qui permettent de voir la santé des selles avant que celles-ci ne soient évacuées. Les coutumes en matière d’hygiène varient elles aussi,  face à notre papier toilette rose parfumé à la fleur de lotus qui s’échappe dans nos tuyauteries, se trouve de l’eau et la main gauche des Indiens. En effet, dans leur culture, le papier toilette est considéré comme non hygiénique. En Thaïlande, bien qu’ils utilisent eux aussi du papier toilette, ils le jettent dans une corbeille, leurs canalisations étant trop étroites pour permettre son évacuation. La différence se retrouve aussi dans le besoin d’intimité dans ces espaces, quand nous multiplions les sas et atténuons les bruits, les Africains utilisent des toilettes à ciels ouvert ou simplement fermés par une planche posée contre l’ouverture et les Chinoises urinent dans des box ouvert disposés en ligne.. Tant de différence culturelle, de multiplication des systèmes amènent parfois à des amalgames des plus étonnants, par exemple en Inde, on retrouve des cuvettes hybrides ou l’ont peut choisir de s’accroupir dessus ou de s’assoir sur une lunette en plastique ou encore les toilettes «à l’occidentale » vu par les Japonais sont des petits bijoux de technologies à sièges chauffant, jet nettoyant, séchoir, atténuation de bruit et qui parlent bien plus perfectionnés que nous cuvette en céramique et plastique à bouton poussoir.

 

CONCLUSION :

Les toilettes sont donc en perpétuelle évolution, nous laissant à imaginer comment pourrait être les toilettes de demain. Vers une dématérialisation total, un hygiène irréprochable, des surfaces de contacts réduites au minimum.... Ce lieu que l'on côtoie quotidiennement, a suscité par ailleurs, chez certains un tout autre intérêt , de la simple pièce à répondre à un besoin, elle peut aussi devenir une bibliothèque, un lieu de travail, un lieu pour joué, ou un lieu d'expression. Des post-it revêtant des messages des différents visiteurs de ce lieu, des décorations plus qu'insolites, même un véritable lieu de culte ! Un espace occupé dont la durée d'occupation varie. Un volonté d'appropriation, un espace de liberté contradictoire, un espace refuge, d'isolement, où personne de viendra nous embêter. Autant de versions possibles que les idées des créateurs et autres créatifs en herbe de cesse d'explorer. Autant l'objet que le lieu ont également été traité dans le monde artistique et cinématographique. C'est sans gêne qu'on retrouve le WC de Marcel Duchamp, au milieu du musée Beaubourg par exemple ! Fontaine est un ready-made de Marcel Duchamp formé par un urinoir en porcelaine renversé signé « R. Mutt » et daté 1917. L'œuvre fut refusée lors de la première exposition de la Société des artistes indépendants de New York en 1917 avant de disparaître. Seules des répliques certifiées par Duchamp dans les années 1960 sont aujourd'hui exposées dans les musées. Fontaine passe pour l'œuvre la plus controversée de l'art du 20ème siècle.

Dans de nombreuses séries télévisées, la plupart des scènes se déroulant dans les toilettes, mettent en avant ce lieu, comme étant un lieu de ragots et d'échanges. Par exemple dans la série américaine Ally McBeal, le concept des toilettes mixtes dans les bureaux a été popularisé. De plus, une des scènes du film de Luis Bunuel " le fantôme de la liberté" (1974) montre un dîner où les convives guindés sont assis sur les toilettes autour d'une table et se retirent dans de petites pièces pour manger. 

Mathilde Vial // Arthur Rocton // Rachel Martins // Cours d'antropologie // 4ème année

Facebook Pinterest Instagram LinkedIn share Follow